MEGAHERTZ MAGAZINE

MEGAHERTZ MAGAZINE : LA BIBLE DES ONDES

Dernière mise à jour le 27 avril 2026

L’éminence de la presse radioélectrique française

L’histoire et l’influence de Megahertz Magazine (1982-2008)

Le paysage médiatique de la presse technique française a été marqué, pendant plus d’un quart de siècle, par une publication dont le nom seul évoque l’âge d’or des radiocommunications amateurs : Megahertz Magazine, fréquemment abrégé sous le sigle MHz. Fondé en novembre 1982, ce titre s’est imposé comme le vecteur essentiel d’une culture de l’expérimentation, de la construction et du partage de connaissances au sein d’une communauté de passionnés allant des radioamateurs licenciés aux écouteurs d’ondes courtes, en passant par les utilisateurs de la Citizen Band. À travers ses 305 numéros, Megahertz a documenté les transitions technologiques majeures, du passage des tubes électroniques aux transistors de puissance, de la naissance de la télématique française avec le Minitel à l’avènement de l’Internet, et de la radio analogique classique vers les modes numériques complexes. Cette analyse se propose d’explorer les dimensions historiques, techniques, économiques et sociologiques de ce magazine qui fut bien plus qu’un simple périodique : une véritable institution structurante pour le radioamateurisme français.

N°1 de 1982 (Premier)

MEGAHERTZ MAGAZINE - N°1 de 1982 (Premier)

N°305 de 2008 (Dernier)

MEGAHERTZ MAGAZINE - N°305 de 2008 (Dernier)

La dernière page du site

MEGAHERTZ MAGAZINE - La dernière page du site.

L’éclosion d’un titre de presse indépendant : Genèse et fondations

La création de Megahertz Magazine en 1982 s’inscrit dans un contexte de mutation profonde des télécommunications en France. Le monopole d’État sur les ondes commençait à vaciller, et un besoin croissant d’information technique indépendante se faisait sentir. Les fondateurs, Florence Mellet (indicatif F6FYP) et Sylvio Faurez (indicatif F6EEM), ont perçu cette opportunité de créer un mensuel qui ne serait lié à aucune association ou fédération, garantissant ainsi une liberté de ton et une réactivité commerciale inédites.

La structure éditoriale initiale reposait sur la société SORACOM (Société de Radiocommunication), dont le siège était stratégiquement situé en Bretagne, à Rennes, avant de s’installer de manière pérenne à Bruz, au lieu-dit La Haie de Pan. Cette implantation géographique n’est pas neutre, la Bretagne étant historiquement le berceau des télécommunications françaises avec le centre de Lannion et les infrastructures de transmission de la Marine nationale.

Organisation de la rédaction et structure administrative

Dès ses débuts, le magazine se dote d’une équipe structurée pour couvrir les divers aspects de la radio. Sylvio Faurez occupe le poste de directeur de publication, tandis que Florence Mellet gère la direction financière et la composition. L’organigramme technique, tel qu’il apparaît dans les années 1980, témoigne d’une volonté de professionnalisme.

Nom de l’intervenantFonction ou rubriqueIndicatif (le cas échéant)
Sylvio FaurezGérant, Directeur de publicationF6EEM
Florence MelletDirectrice financière, CompositionF6FYP
Marcel Le JeuneRédacteur en chef, InformatiqueF6DOW
Georges RicaudCourrier techniqueF6CER
Maurice UguenMarine, Attaché de presse
Jean-Paul AlbertTrafic HFF6FYA
Denis BonomoTrafic VHFF6GKQ
Pierre LebailSatellitesF3HK
Catherine FaurezAbonnements, Vente

L’équipe rédactionnelle s’est étoffée au fil des ans avec des collaborateurs comme Rafik Djandji (F5CQ) pour les rubriques de trafic ou Maurice Charpentier (F5NQL) pour les expéditions. La réussite de Megahertz repose sur cette capacité à mobiliser des experts reconnus au sein de la communauté radioamateur tout en maintenant une structure commerciale agile.

Le succès commercial et le tirage

Le magazine a connu un succès immédiat. Dès le numéro 4 en février 1983, la rédaction soulignait que le titre était déjà un succès commercial, porté par la fidélité de clients qui s’étaient abonnés avant même la sortie du premier exemplaire. En 1984, le tirage était estimé à 40 000 exemplaires, distribués à travers les Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne (NMPP). Ce chiffre est considérable pour une publication de niche et illustre l’engouement de l’époque pour les loisirs techniques. Le prix de l’abonnement annuel en 1984 était de 195 Francs, un investissement conséquent qui soulignait la valeur accordée à l’expertise technique fournie.

Le contenu éditorial : Un pont entre théorie et pratique

La ligne éditoriale de Megahertz s’articulait autour d’un principe fondamental : fournir des projets techniques réalisables par l’amateur, tout en tenant le lecteur informé des actualités réglementaires et des évolutions technologiques mondiales. Cette approche a permis de démocratiser des concepts souvent jugés trop complexes, comme la construction d’antennes directives ou la mise en œuvre de modes numériques.

La construction et l’expérimentation matérielle

Le cœur du magazine résidait dans ses plans de construction. Les lecteurs y trouvaient des schémas détaillés pour fabriquer des transceivers VHF/UHF, des amplificateurs linéaires, des millivoltmètres HF ou des testeurs de quartz. Une attention particulière était portée aux antennes, véritable pierre angulaire du radioamateurisme. Le magazine publiait régulièrement des études sur les antennes Yagi, les Cubical Quad ou des antennes plus exotiques comme les antennes fractales ou les systèmes NVIS.

L’expertise technique n’excluait pas la simplicité. Des rubriques comme “Le B.A. BA de la radio” ou les articles proposant de réaliser un manipulateur morse avec une lame de scie démontraient une volonté d’accompagner les débutants dans leurs premiers pas. À l’inverse, des articles plus pointus traitaient de l’analyse spectrale sur 50 canaux ou de la réalisation de filtres passe-bas pour l’utilisation de transceivers sur des fréquences hors-bandes.

La couverture des fréquences et des modes

Megahertz Magazine s’est illustré par sa capacité à couvrir l’intégralité du spectre alloué aux amateurs, des ondes décamétriques (HF) aux ondes millimétriques (SHF). Les numéros hors-série, notamment ceux de 1991, servaient de guides de référence pour la répartition des fréquences et l’utilisation des modes.

Bande de fréquence (Exemple 1991)Utilisation et modes
120 mètres (2300 – 2495 KHz)Radiodiffusion internationale
11 mètres (25670 – 26100 KHz)Radiodiffusion et Citizen Band
144 MHz (2 mètres)Trafic local, Relais, Packet Radio
430 MHz (70 cm)Trafic tous modes, Satellites
1200 MHz (23 cm)Trafic expérimental, ATV

Le magazine a été le témoin de l’évolution des modes de transmission. Si la CW (télégraphie) et la BLU (phonie) restaient des piliers, une large place était accordée au Packet Radio, au RTTY, à la SSTV et plus tard aux systèmes numériques comme le C4FM ou le D-Star.

L’infrastructure SORACOM : Un modèle économique intégré

La force de Megahertz Magazine résidait également dans l’écosystème commercial développé par la société SORACOM. Loin de se cantonner à l’édition d’un titre unique, Sylvio Faurez et Florence Mellet ont bâti un groupe de presse qui comprenait d’autres publications liées à l’informatique domestique, alors en plein essor. SORACOM éditait ainsi des titres comme CPC Infos (pour les ordinateurs Amstrad) et PCompatibles.

Cette synergie entre radio et informatique a permis à Megahertz de prendre très tôt le virage du “Packet Radio” et de l’interfaçage entre l’émetteur-récepteur et l’ordinateur. Le groupe de presse exploitait également des serveurs télématiques, tels que 3615 MHZ et 3615 ARCADES, créant une interactivité précurseure de l’Internet.

Le catalogue et la librairie

Le magazine fonctionnait comme un catalogue de vente par correspondance. À travers ses pages, les lecteurs pouvaient commander des ouvrages spécialisés, tels que les cours pour devenir radioamateur (Licence A/B ou C/D), des livres sur la météorologie, la pratique des satellites ou les célèbres manuels d’antennes de Ducros. Ce service de librairie permettait de centraliser les connaissances techniques nécessaires à l’évolution d’un opérateur, renforçant le rôle de Megahertz comme centre de formation informel.

L’ère de la télématique : Le phénomène 3615 MHZ

Le service Minitel 3615 MHZ a joué un rôle déterminant dans la cohésion de la communauté radio française pendant les années 1980 et 1990. Bien avant l’avènement des réseaux sociaux, ce serveur offrait des fonctionnalités de communication instantanée et de partage d’informations cruciales.

Les services offerts par 3615 MHZ

  1. Actualités DX : Les informations sur les expéditions lointaines étaient mises à jour en temps réel, permettant aux opérateurs de suivre les indices solaires et les conditions de propagation entre deux parutions papier.
  2. Petites annonces : Le service permettait d’acheter ou de vendre du matériel d’occasion avec une rapidité inégalée par le support imprimé. Les passionnés pouvaient y trouver des transceivers Icom, Yaesu ou Kenwood d’occasion à des prix compétitifs.
  3. Messagerie et forums : Le serveur servait de boîte aux lettres (BAL) pour la rédaction et de forum de discussion pour les clubs et associations, comme la Fédération Nationale des Radiotransmetteurs et Secouristes (FNRASSEC).
  4. Assistance technique : Des sondages et des compléments d’articles techniques étaient régulièrement mis à disposition, renforçant la valeur ajoutée de l’abonnement au magazine.

Le coût de consultation, prélevé sur la facture téléphonique France Télécom au tarif standard du code 3615, constituait une source de revenus complémentaire pour SORACOM tout en offrant un service de proximité à ses lecteurs.

Le paysage commercial : Le règne de GES et l’influence des constructeurs

Une étude de l’histoire de Megahertz Magazine serait incomplète sans mentionner son rôle pivot dans l’économie du secteur. Le magazine était la vitrine principale des revendeurs de matériel radio en France. Le plus important d’entre eux était sans conteste la société GES (Générale Electronique Services), qui entretenait un partenariat étroit avec la revue.

Le réseau GES et les marques représentées

La société GES, dirigée par des figures comme Edmond Coudert, disposait d’un réseau dense de magasins sur tout le territoire, chacun étant régulièrement cité dans les publicités multi-pages de Megahertz.

Magasin GESVille et adresseTéléphone (Époque)
GES Paris212 avenue Daumesnil, 75012 Paris01.43.41.23.15
GES Lyon22 rue Tronchet, 69006 Lyon04.78.93.99.55
GES Ouest1 rue du Coin, 49300 Cholet02.41.75.91.37
GES Côte d’Azur454 rue Jean Monet, 06212 Mandelieu04.93.49.35.00
GES Nord9 rue de l’Alouette, 62690 Estrée-Cauchy03.21.48.09.30
GES Pyrénées5 place Philippe Olombel, 81200 Mazamet05.63.61.31.41

Les publicités mettaient en avant les constructeurs japonais dominants, tels que Kenwood (avec ses séries TS-450, TS-850, TS-950), Icom (IC-706, IC-775 DSP, IC-R8500) et Yaesu (FT-1000MP, FT-817). D’autres revendeurs comme Batima, Radio DX Center, Sarcelles Diffusion ou encore Comelec (pour le matériel 2,4 GHz) utilisaient Megahertz pour toucher une clientèle hautement qualifiée.

Les hors-séries : Des bibles thématiques et l’évolution vers le numérique

— Ils nous font confiance —

Megahertz Magazine a publié au fil des ans des numéros hors-série qui sont devenus de véritables références pour les amateurs. En 1991, trois hors-série majeurs ont été publiés, traitant de la répartition des fréquences et des modes de transmission numériques.

Le tournant vers le CD-ROM

Dans les années 2000, pour s’adapter à l’évolution technologique, certains hors-série ont été proposés sur support CD-ROM. Le “Spécial SCANNERS” en est l’exemple le plus frappant, offrant une base de données interactive sur les fréquences d’écoute, les récepteurs à large bande et les techniques de monitoring. Le magazine proposait également des cours de télégraphie (CW) sur CD audio, utilisant le média moderne pour enseigner une technique ancestrale mais toujours prisée.

Les rubriques spécialisées : Écoute et scanners

Le monde de l’écoute, ou “SWL” (Short Wave Listening), occupait une place de choix. Les récepteurs scanners, capables de couvrir des gammes de fréquences s’étendant de 100 kHz à plusieurs GHz (comme les AOR AR-5000 ou les Icom IC-R1500), faisaient l’objet de bancs d’essai rigoureux. Megahertz attirait l’attention sur les aspects légaux, rappelant que certains matériels étaient réservés à des utilisateurs autorisés dans des gammes de fréquences spécifiques.

La culture visuelle et l’identité communautaire : Le Petit Mega

Au-delà de la technique, Megahertz a su forger une identité visuelle forte, symbolisée par son personnage fétiche : “Le Petit Mega”. Ce petit personnage, arborant souvent un casque radio et une antenne, est devenu l’emblème de la convivialité au sein du magazine.

Origines et design du Petit Mega

LOGO MAGAZINE MEGAHERTZ

Le personnage original a été créé par Florence Mellet (F6FYP) et Sylvio Faurez (F6EEM). Plus tard, il a été redessiné et vectorisé par d’autres contributeurs comme F4EED, pour s’adapter aux nouveaux supports de communication.

La mention “#PasseTaLicence”, associée à son image, illustrait la mission pédagogique du magazine : encourager les écouteurs et les cibistes à franchir le pas de l’examen officiel de radioamateur.

L’impact culturel de cette mascotte est tel qu’elle survit aujourd’hui à travers des produits dérivés. La boutique Passion Radio, en partenariat avec les ayants droit, propose des tee-shirts (en coton bio), des autocollants et des fournitures arborant le Petit Mega, dont une partie des ventes est parfois reversée à des associations comme FR-EMCOM.

Les défis technologiques et les controverses : Packet Radio et Citizen Band

Megahertz Magazine s’est souvent trouvé au carrefour de débats passionnés au sein de la communauté. L’un de ces débats concernait la place de la Citizen Band (CB) par rapport au radioamateurisme traditionnel.

Le pont vers la CB

Contrairement à certaines publications plus austères, Megahertz a toujours maintenu une porte ouverte vers le monde de la CB. Sylvio Faurez soulignait l’importance de la collaboration entre les revues spécialisées et les fédérations de cibistes (comme la FFCB), notant que si la CB était un loisir et non un “Service” au sens de l’UIT, elle constituait un vivier indispensable pour l’avenir de la radio. Le magazine n’hésitait pas à critiquer les “piratages des ondes” tout en défendant le droit à l’antenne et l’harmonisation européenne des législations.

La révolution de l’informatique radio

L’évolution vers le “Packet Radio” dans les années 1990 a marqué une étape clé. Le magazine publiait des articles sur les modems TNC (Terminal Node Controller), le trafic à 9600 bauds et l’utilisation de logiciels sous DOS ou Windows pour gérer les stations. Des logiciels comme Winlog (basé sur SQL) étaient présentés pour faciliter la tenue du carnet de trafic (logbook) numérique. Cette période a vu l’émergence d’une nouvelle génération d’amateurs, plus à l’aise avec le clavier qu’avec le manipulateur morse, ce qui n’a pas manqué de créer des tensions avec les “anciens”.

Le crépuscule d’une institution (2000-2008) : Les causes d’un déclin

Après vingt-six ans de présence ininterrompue, Megahertz Magazine a cessé sa parution en août 2008, le numéro 305 marquant la fin de l’aventure. Cette disparition n’est pas le fruit d’un événement unique, mais d’une conjoncture de facteurs économiques et technologiques défavorables.

Des difficultés économiques structurelles

  1. Baisse de rentabilité : Le modèle économique reposant sur la presse papier est devenu de plus en plus fragile face à l’augmentation des coûts de fabrication et de routage.
  2. Érosion du lectorat : Le nombre d’abonnés a diminué progressivement, les nouvelles générations délaissant la lecture de revues mensuelles au profit d’informations immédiates et gratuites sur Internet.
  3. Crise des revendeurs : La fermeture de nombreux magasins physiques (dont certains du réseau GES) a réduit les revenus publicitaires qui étaient le moteur financier du titre.

Le virage numérique et l’ombre d’Internet

Megahertz n’a pas réussi à négocier pleinement sa transition vers le web. Bien que le site megahertz-magazine.com ait existé et proposé des informations, il n’a pas su se transformer en un portail communautaire capable de remplacer le magazine papier. La rédaction constatait déjà en l’an 2000 que les discussions sur le Packet ou les groupes Internet commençaient à cannibaliser le courrier des lecteurs traditionnel.

De plus, l’évolution de la législation française et européenne sur les fréquences a rendu l’expérimentation parfois plus complexe, et le passage vers le “tout numérique” a rendu les montages “maison” (DIY) plus difficiles à réaliser pour l’amateur moyen, nécessitant des composants CMS (montage en surface) et des connaissances en programmation de microcontrôleurs.

La résurrection numérique : L’héritage et la conservation

La disparition de Megahertz aurait pu signifier la perte définitive d’une masse de connaissances techniques phénoménale. Cependant, la mobilisation de la communauté a permis de sauvegarder ce patrimoine.

Le projet de numérisation de F1JKJ

Le travail le plus emblématique a été mené par Laurent, radioamateur sous l’indicatif F1JKJ. À partir de 2011, il a entrepris de scanner et de mettre à disposition gratuitement l’intégralité de la collection sur le site Archive.org. Ce travail titanesque de conservation permet aujourd’hui aux passionnés de consulter les bancs d’essai des appareils vintage ou de retrouver des schémas d’antennes toujours d’actualité.

Désormais, l’intégralité de la collection Megahertz est accessible en téléchargement libre sur le portail Radio Collectif, classée par périodes historiques :

L’influence persistante sur le radioamateurisme français

Aujourd’hui, l’héritage de Megahertz se manifeste de plusieurs manières :

  • Consultation des archives : Les articles techniques sur la conception d’antennes restent parmi les contenus les plus recherchés et les plus lus sur les blogs et serveurs de la communauté.
  • Marché de l’occasion : Les collections papier complètes s’échangent encore dans les bourses radio (comme Sarayonne) pour des sommes symboliques, témoignant de l’attachement émotionnel des opérateurs à ce titre.
  • Esprit de la “bidouille” : Le magazine a formé des milliers d’autodidactes qui occupent aujourd’hui des postes d’ingénieurs ou de techniciens en télécommunications, perpétuant une certaine excellence française dans ce domaine.

Notre synthèse et perspectives sur la presse radioélectrique

Megahertz Magazine n’a pas été seulement un témoin de son temps ; il en a été un acteur. En offrant un espace de liberté et d’expertise à une communauté de “sans-filistes”, il a contribué à l’essor technologique de la France des années 1980 et 1990. Sa disparition marque la fin d’une certaine conception de la presse technique, où le papier servait de lien indéfectible entre les membres d’une même “famille”.

Pourtant, l’émergence de nouveaux formats, comme les magazines numériques gérés par des associations (Radioamateurs France par exemple), montre que le besoin d’information technique structurée n’a pas disparu. L’histoire de MHz nous enseigne que si le support change, la passion pour l’exploration des fréquences reste une constante de l’esprit humain, toujours prêt à pousser les limites de la technologie pour communiquer au-delà des horizons.

L’analyse des contributions de Sylvio Faurez, Florence Mellet et de leurs collaborateurs met en lumière une période où la radio était le fer de lance de l’innovation grand public. Aujourd’hui, alors que les ondes sont devenues omniprésentes à travers les réseaux Wi-Fi et mobiles, l’étude des archives de Megahertz rappelle la magie originelle de la liaison sans fil : celle où, avec quelques composants et beaucoup d’ingéniosité, l’amateur pouvait, depuis sa station, toucher le monde entier.


Rédacteur: Webmaster (Joel T.) – Création RADIO COLLECTIF® – Tous droits réservés.

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