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F.F.A.R.A.S : LA RADIO NOUS RASSEMBLE

Dernière mise à jour le 4 octobre 2026

F.F.A.R.A.S : REJOIGNEZ CEUX QUI FONT VIVRE LA RADIO

La radiocommunication n’a pas fini de rendre des services. Avec la F.F.A.R.A.S, les passionnés disposent maintenant d’une structure commune : particuliers, associations, radio-clubs, utilisateurs de CB et de PMR, radioamateurs, écouteurs SWL, signaleurs. Autant de profils différents réunis sous une même bannière, avec un objectif simple : se rencontrer, échanger, et porter une voix commune quand il faut se faire entendre. Le téléphone mobile et Internet occupent aujourd’hui une place centrale dans nos communications. On pourrait croire que la radio a été reléguée au rang de souvenir. C’est faux. Elle continue de rassembler des milliers de passionnés en France, et pas seulement des nostalgiques. Les pratiques, elles, sont variées : Citizen Band, PMR446, radioamateurisme, écoute SWL, communications numériques, assistance radio. Derrière cette diversité, les utilisateurs partagent souvent les mêmes valeurs : la passion, l’entraide, l’autonomie, la transmission des connaissances, la solidarité.

C’est de cet esprit qu’est née la F.F.A.R.A.S, pour Fédération France Alliance Radiocommunication Assistance Signaleurs.

La F.F.A.R.A.S a une ambition simple : réunir les personnes qui font vivre la radiocommunication en France.

La Fédération s’adresse à des publics variés. D’un côté les pratiquants indépendants, de l’autre les radio-clubs, les associations et toutes les structures qui veulent s’inscrire dans une dynamique nationale. Cela couvre les CBistes, les radioamateurs, les utilisateurs de PMR446 ou dPMR446, les écouteurs SWL, les signaleurs, ainsi que les acteurs de l’assistance radio. Tous peuvent se retrouver autour de projets communs.

L’objectif n’est pas de remplacer les associations qui existent déjà. Il s’agit plutôt de leur offrir un espace de plus : un lieu de représentation, de coopération et d’échange.

Les personnes qui utilisent la radiocommunication tombent tôt ou tard sur les mêmes sujets. La réglementation, d’abord : ce qu’on a le droit d’émettre, à quelle puissance, sous quel indicatif. Les fréquences ensuite, leur attribution et le partage parfois tendu entre services. Viennent aussi les brouillages, ces perturbations qui gâchent une liaison sans qu’on sache toujours d’où elles viennent. Il y a encore l’installation des antennes, avec ses contraintes techniques et, souvent, les discussions avec le voisinage ou la copropriété. Sans oublier l’évolution des matériels, qui oblige à se tenir à jour, et la reconnaissance de certaines pratiques, encore mal connues ou mal encadrées.

Pris isolément, un utilisateur a du mal à se faire entendre. Il écrit à une administration, attend une réponse, recommence. Sa voix seule porte peu, et le temps qu’il passe à défendre son cas n’est pas du temps passé à pratiquer. C’est là qu’une fédération trouve sa raison d’être. Elle recueille ces préoccupations, les étudie pour distinguer ce qui relève d’un cas particulier de ce qui concerne tout le monde, et, quand c’est nécessaire, les présente de façon structurée aux administrations et aux organismes compétents. Un dossier argumenté, porté au nom d’un collectif, pèse davantage qu’une réclamation individuelle.

La F.F.A.R.A.S veut tenir ce rôle : devenir un interlocuteur capable de représenter les réalités du terrain, celles que vivent les utilisateurs au quotidien, et pas seulement les principes inscrits dans les textes.

La radiocommunication a une particularité qui compte : deux stations peuvent se parler directement, sans passer par un opérateur téléphonique ni par une connexion Internet. Il suffit que chacune dispose d’un émetteur-récepteur et que les conditions de propagation s’y prêtent. Cette autonomie n’est pas un détail. Elle devient utile quand les moyens de communication habituels ne fonctionnent plus. Coupure électrique prolongée, réseau mobile saturé ou hors service, ligne fixe endommagée : dans ces situations, une liaison radio peut encore passer là où le téléphone échoue. La F.F.A.R.A.S travaille sur ce sujet à travers une démarche centrée sur les stations de réseau d’urgence susceptibles d’être mises en place en France. L’idée est simple : savoir qui sont les opérateurs volontaires, de quel matériel ils disposent, et quelles possibilités de communication existent concrètement sur le territoire. Autrement dit, cartographier les ressources avant d’en avoir besoin.

Cette organisation ne prétend pas remplacer les services officiels de secours ni leurs réseaux professionnels. Ce n’est pas son rôle et ce n’est pas son ambition. Elle cherche plutôt à faire vivre une culture de la préparation, de l’entraide et d’une communication responsable, en complément de ce qui existe déjà.

Savoir de quoi on dispose, c’est déjà un premier pas. Encore faut-il le savoir précisément, et c’est souvent là que le bât blesse : les moyens existent, mais personne ne les a recensés. La Fédération propose donc de commencer par répondre à quelques questions simples, chacune correspondant à un type de ressource bien identifié :

  • Qui possède une station fixe ?
  • Qui dispose d’une alimentation autonome, c’est-à-dire de quoi fonctionner même en cas de coupure électrique ?
  • Quels modes de communication peuvent être utilisés, et par qui ?
  • Quels opérateurs sont en mesure d’assurer une liaison locale ou régionale ?

Prises une par une, ces questions ne pèsent pas lourd. Mises bout à bout, elles dessinent une cartographie des capacités réellement présentes dans le réseau. C’est l’objectif de la démarche : savoir qui peut faire quoi, et où, plutôt que de le supposer. L’intérêt ne s’arrête pas là. Ce recensement donne aussi une visibilité à des compétences et à des années d’expérience qui, sans lui, resteraient discrètes. Beaucoup de passionnés ont un savoir-faire utile ; encore faut-il que les autres sachent qu’il existe.

La F.F.A.R.A.S veut aussi faire connaître l’assistance radio dans le cadre de manifestations sportives, culturelles ou associatives. L’idée part d’un constat simple : quand une organisation s’étale sur plusieurs kilomètres, ou qu’elle mobilise un grand nombre de bénévoles, il devient difficile de faire circuler l’information. La radio répond bien à ce besoin. Un organisateur posté au départ peut joindre en quelques secondes celui qui se trouve à l’arrivée, sans passer par le téléphone ni courir sur place. C’est là tout l’intérêt de l’outil : transmettre vite un message entre des points éloignés d’une même manifestation, que ce soit pour signaler un incident, demander un renfort ou simplement coordonner les équipes.

La Fédération ne veut pas seulement vanter la radio, elle veut encadrer son usage. Elle souhaite encourager la formation des opérateurs, la préparation en amont des dispositifs et une utilisation responsable des moyens radio.

Les signaleurs tiennent eux aussi un rôle important dans certaines manifestations organisées sur la voie publique. On les retrouve aux intersections, aux accès, ou à d’autres points sensibles du parcours. Leur travail consiste à fluidifier la circulation et à sécuriser les passages, dans le cadre fixé à la fois par l’organisation et par la réglementation en vigueur.

— Ils nous font confiance —

La F.F.A.R.A.S souhaite que cet engagement soit mieux reconnu.
Elle veut aussi promouvoir la formation et les bonnes pratiques de terrain, pour que ce rôle soit exercé dans de bonnes conditions.

La Fédération souhaite aussi prendre part aux discussions sur ce que deviendront les radiocommunications ouvertes à tout le monde. Ces échanges portent sur plusieurs sujets. On peut citer l’évolution de la Citizen Band, celle du PMR446, l’harmonisation de certaines règles à l’échelle européenne, la question des installations d’antennes, ou encore les moyens de communication qui peuvent aider un territoire à tenir le coup en cas de crise.

La réglementation, elle, ne peut pas rester figée : les technologies changent, les usages aussi. Encore faut-il, pour qu’elle s’adapte, que les utilisateurs aient un moyen de faire remonter ce dont ils ont besoin et ce qu’ils vivent sur le terrain.

Faire de la radio, ce n’est pas seulement parler dans un microphone. Derrière un poste ou une station, il y a tout un ensemble de savoirs qui se croisent et qu’on finit par découvrir à force de pratiquer. On touche d’abord à la propagation des ondes : comprendre pourquoi une émission porte loin la nuit et pas en plein jour, pourquoi certaines bandes sont plus favorables selon la saison. Vient ensuite tout ce qui concerne les antennes, leur conception, leur installation, leur réglage. Puis l’électronique, l’informatique, les communications numériques, qui occupent aujourd’hui une place considérable dans la pratique. Il faut aussi compter avec la réglementation, les bandes de fréquences, les puissances autorisées, les indicatifs. Et même la géographie, puisqu’on communique avec des correspondants situés à des milliers de kilomètres et qu’on finit par mieux connaître le monde en traçant des liaisons sur une carte.

Les radio-clubs et les associations assurent depuis longtemps cette transmission des connaissances. C’est là qu’un débutant apprend à monter sa première antenne, qu’un ancien explique comment régler un émetteur, qu’on se passe des astuces que nul manuel ne contient. La F.F.A.R.A.S souhaite prendre part à cette dynamique. Son objectif : favoriser les échanges entre les générations et entre les différentes façons de pratiquer la radio, pour que ce savoir circule au lieu de se perdre.

Il existe plusieurs façons de rejoindre la Fédération ou de soutenir son action, et chacune correspond à une situation différente.

  • D’abord, les radio-clubs, les associations et les autres structures peuvent intégrer le réseau fédéral avec leurs membres. L’adhésion se fait alors par l’intermédiaire du groupe, qui sert de relais entre la Fédération et les personnes qu’il rassemble.
  • Ensuite, les utilisateurs indépendants, ceux qui n’appartiennent à aucune structure, peuvent adhérer directement à la F.F.A.R.A.S.
  • Enfin, il reste la possibilité de devenir sympathisant. C’est la voie ouverte à celles et ceux qui ne souhaitent pas adhérer pleinement mais veulent soutenir l’action de la Fédération.

Cette diversité n’est pas un détail. La Fédération cherche justement à réunir des profils différents autour d’une même passion, et les trois modes d’adhésion répondent à cette ambition.

Une fédération ne représente vraiment un milieu que si les personnes qui le composent prennent part à son développement. Sans cette participation, elle reste une structure extérieure à ceux qu’elle prétend défendre. Chaque adhésion compte, et chacune apporte quelque chose de différent. Un radio-club n’a pas le même vécu qu’une association locale, une station isolée n’a pas les mêmes contraintes qu’un groupe déjà organisé. Les compétences et les expériences varient d’un membre à l’autre, et c’est précisément cette diversité qui fait la valeur d’un réseau.

Pour la F.F.A.R.A.S, l’enjeu dépasse donc la simple création d’une association de plus. Il s’agit de bâtir, étape par étape, un réseau national capable de représenter la radiocommunication, de la promouvoir et de défendre ceux qui la pratiquent au quotidien.

Radio Collectif partage cette volonté depuis longtemps : faire connaître la radio sous toutes ses formes, sans hiérarchie entre les pratiques. C’est dans cet esprit que nous invitons nos lecteurs à découvrir le projet de la F.F.A.R.A.S.

Vous pratiquez la Citizen Band ? Vous êtes radioamateur, SWL ou utilisateur de PMR446 ? Vous appartenez à un radio-club ou à une association ? Vous participez à des assistances radio ou à des manifestations comme signaleur ?

Dans tous ces cas, vous avez probablement quelque chose à apporter à cette aventure collective.

Découvrez ses projets, ses actions et les différentes possibilités de participation sur : www.ffaras.fr

Parce que la radio a un avenir… à condition que ceux qui la font vivre se rassemblent.


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